À partir de septembre 2025, un tout nouveau programme débarque dans les écoles (maternelle, primaire) , les collèges et les lycées : l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, qu’on appelle aussi Evars. Ce n’est plus juste quelques heures par-ci par-là : ce sera une vraie matière, avec des cours réguliers et adaptés selon l’âge.
Pourquoi ce changement ? Comment cela va-t-il se passer en classe ? Et surtout, de quoi va-t-on parler ? On t’explique tout !
Pourquoi un nouveau programme ?
Depuis plusieurs années, beaucoup d’élèves recevaient une éducation à la sexualité de manière inégale. Certains avaient des interventions assez complètes, d’autres presque rien. Résultat : un manque d’informations, des idées reçues, et parfois des situations compliquées sur le consentement, les émotions ou les relations.
Pour répondre à cela, le ministère de l’Éducation nationale a décidé d’agir. L’objectif ? Donner à tous les jeunes les mêmes bases solides pour mieux comprendre leur corps, leurs émotions, leurs relations avec les autres, et leurs droits.
Comme le dit le site officiel education.gouv.fr : « Éduquer à la vie affective et relationnelle et à la sexualité, c’est former des citoyens libres, égaux et respectueux des autres. »
Que prévoit le programme selon ton âge ?
Le programme Evars sera adapté à chaque niveau d’études. Voici ce qui est prévu :
- En maternelle :
On parle surtout des émotions, du respect du corps et du consentement. Par exemple, apprendre qu’on a le droit de dire non si quelqu’un veut un câlin qu’on ne veut pas. - En primaire :
On continue à parler des émotions et du respect, mais on introduit aussi les premières notions de puberté. C’est aussi l’occasion d’aborder la diversité des familles (papa et maman, deux papas, familles monoparentales…). - Au collège :
Les choses deviennent plus précises. On aborde la puberté de manière plus complète, la sexualité, le consentement, l’égalité filles-garçons, la prévention des violences sexuelles et sexuelles en ligne. On parlera aussi de l’importance du respect dans une relation amoureuse. - Au lycée :
Là, on approfondit encore. Les cours parleront de contraception, d’orientation sexuelle, d’identité de genre, de relations amoureuses saines, mais aussi de harcèlement et de respect dans la sphère numérique. Il s’agira aussi d’apprendre à repérer ce qui est une relation toxique.
À quoi ressemble une séance d’Evars ?
Les cours d’Evars ne ressemblent pas aux cours classiques avec juste un prof qui parle et toi qui écoutes en silence.
Ils sont pensés pour être interactifs, pour discuter et poser des questions sans se sentir jugé.
Par exemple, au collège, une séance pourrait commencer par une mise en situation :
« Comment réagirais-tu si quelqu’un te demandait quelque chose que tu n’es pas à l’aise de faire ? »
Puis, il pourrait y avoir des jeux de rôle, des échanges en petits groupes, ou encore des vidéos suivies de débats.
Les enseignants seront formés spécialement pour animer ces séances avec bienveillance, et parfois des professionnels extérieurs (comme des infirmiers scolaires ou des associations) viendront aussi aider.
Un livret sera remis aux élèves (il est encore en préparation !) pour garder des repères clairs et retrouver les infos principales après le cours.
Qui pilote ce changement ?
Le projet est piloté par le ministère de l’Éducation nationale, avec l’aide de plusieurs associations spécialisées dans l’éducation à la sexualité et la protection de l’enfance.
Le ministre actuel, Élisabeth Borne, insiste sur la nécessité d’instaurer ce programme dans les écoles françaises.
Pourquoi c’est important ?
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes découvrent la sexualité et les relations via Internet ou les réseaux sociaux, parfois sans filtres, et pas toujours avec de bonnes informations.
Avec l’Evars, l’école veut protéger, éduquer et préparer les jeunes pour qu’ils puissent grandir en ayant confiance en eux et en respectant les autres.
C’est aussi une manière de lutter contre le harcèlement scolaire, les violences sexistes, et toutes les discriminations.
Alors, que penses-tu de ce nouveau programme ?
Es-tu plutôt curieux, inquiet, ou impatient d’en savoir plus ?
Une chose est sûre : ces cours sont là pour toi, pour t’aider à mieux te connaître et à mieux comprendre les autres. Peut-être que, bientôt, parler de respect et d’émotions à l’école sera aussi naturel que parler de maths ou d’histoire !
