Ce Jeudi 26 juin 2025, un sujet très sérieux est discuté entre les chefs d’État européens : faut-il ralentir les efforts pour lutter contre le changement climatique ?
Et c’est la France, avec Emmanuel Macron, qui propose de mettre un petit coup de frein.
Mais pourquoi ? L’Europe ne veut-elle plus sauver la planète ? Et c’est quoi exactement cet objectif de neutralité carbone dont on parle tout le temps ?
Tu vas tout comprendre, pas à pas.
Neutralité carbone : c’est quoi, exactement ?
Tu as sûrement déjà entendu ce terme, mais il est rarement expliqué clairement.
La neutralité carbone, ça veut dire qu’un pays ou une zone (comme l’Europe) n’émet pas plus de gaz à effet de serre qu’elle n’en absorbe.
C’est un peu comme si on disait : “Je pollue, mais je compense parfaitement cette pollution.” Résultat : zéro impact sur le climat.
Pour y arriver, il faut réduire très fortement les émissions de CO₂ (le principal gaz à effet de serre) et planter des arbres, protéger les forêts, ou utiliser des technologies qui capturent le CO₂ dans l’air.
L’Union européenne s’est engagée à atteindre cette neutralité d’ici 2050. Et pour y arriver, elle a prévu une étape importante :
👉 réduire de 90 % ses émissions de CO₂ d’ici 2040, par rapport à 1990. C’est énorme, mais nécessaire.
D’où vient cet objectif de -90 % ?
Petit retour en arrière.
2015 : la COP21 à Paris
En 2015, la France a accueilli un événement mondial : la COP21. Tous les pays se sont réunis pour trouver une solution au réchauffement climatique.
Le résultat ? L’Accord de Paris, signé par 195 pays. Il vise à limiter la hausse des températures à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle (avant les usines, les voitures, et les centrales à charbon).
Pourquoi 1,5 °C ? Parce que au-delà, les conséquences deviennent très graves : incendies géants, sécheresses, extinctions d’espèces, vagues de chaleur, inondations… et des millions de personnes déplacées.
Depuis cet accord, l’Europe a été un des moteurs de l’action climatique. Elle a promis d’atteindre la neutralité carbone en 2050, et pour ça, elle a mis en place des étapes intermédiaires, comme cet objectif de -90 % en 2040.
🏛️ Et voilà que la France change de ton
En juin 2025, à la surprise de beaucoup, la France remet en question cet objectif de -90 %.
Emmanuel Macron souhaite en discuter au Conseil européen du 26 juin.
Mais pourquoi ce changement ?
Selon plusieurs sources (comme Le Monde ou Reporterre), la France n’est pas contre la lutte contre le climat, mais elle veut que le nucléaire soit davantage reconnu.
L’énergie nucléaire au cœur du débat
La France produit beaucoup d’électricité grâce au nucléaire.
Ce type d’énergie ne rejette presque pas de CO₂. Mais dans les textes européens, seules les énergies renouvelables (comme le solaire ou l’éolien) sont mises en avant.
Résultat : la France se sent pénalisée, alors qu’elle fait déjà des efforts avec son parc nucléaire.
Elle demande donc que le nucléaire soit considéré comme un “bon élève” du climat, au même niveau que les énergies renouvelables.
Mais est-ce que ça change tout pour l’Europe ?
Pas encore. Pour l’instant, la France propose une discussion. Mais si d’autres pays suivent, cela pourrait affaiblir les ambitions climatiques de l’Union européenne.
Et c’est un vrai problème, car le climat n’attend pas.
Selon Les Échos, certains pays d’Europe de l’Est sont déjà réticents à aller trop vite.
Si la France, qui était un leader sur ces questions, commence à reculer, cela pourrait entraîner un effet domino.
Pourquoi c’est si important pour notre avenir ?
Le climat, ce n’est pas juste une affaire de politique.
C’est notre vie quotidienne, notre santé, notre avenir.
Chaque année, on bat des records de chaleur, les glaciers fondent, et des régions du monde deviennent invivables.
Certains jeunes grandissent déjà dans des pays où l’eau manque, où les récoltes diminuent, ou où les maisons sont inondées régulièrement.
Toi aussi, tu peux le ressentir : canicules plus fréquentes, orages violents, pollution de l’air, ou même incendies de forêts comme ceux qu’on a connus en France ces dernières années.
Alors quand un pays comme la France demande de revoir à la baisse un objectif climatique, cela pose une vraie question :
peut-on encore atteindre les engagements pris lors de l’Accord de Paris ?
Qui décide ? Et pourquoi c’est compliqué ?
Les décisions européennes se prennent à plusieurs, entre tous les États membres.
Mais chacun a ses priorités :
- L’Allemagne mise beaucoup sur les énergies renouvelables.
- La France défend son nucléaire.
- La Pologne dépend encore du charbon.
- Les pays nordiques veulent aller très vite.
Du coup, trouver un compromis est difficile.
Et parfois, les intérêts économiques ou politiques prennent le dessus.
Est-ce que ralentir les efforts est une bonne idée ?
C’est la grande question.
Certains disent : “On ne pourra pas tout faire si vite, il faut prendre le temps.”
D’autres répondent : “Le temps, on ne l’a plus. Chaque année perdue rend les choses plus dures.”
Ce qui est sûr, c’est que les décisions prises aujourd’hui influenceront le monde de demain.
Le tien, celui de ta génération.
Et toi, t’en penses quoi ?
Est-ce que tu penses que le nucléaire devrait être mis au même niveau que les énergies renouvelables ?
Est-ce qu’on peut sauver le climat sans faire d’efforts maintenant ?
Est-ce qu’un objectif comme -90 % en 2040, c’est réaliste, ou c’est trop dur ?
Tu as le droit de te poser toutes ces questions.
L’important, c’est de comprendre ce qui est en jeu, d’en discuter, et de rester curieux.
Parce qu’au fond, l’avenir du climat, c’est aussi le tien.
